Les thématiques 2021 :

La filière du paysage se trouve face à plusieurs enjeux forts : la préservation de la biodiversité, l’émergence de nouveaux marchés et le renforcement de l’expertise métier. Paysalia, le salon professionnel de la filière du paysage, apporte des réponses aux professionnels et aux entreprises. En effet, son rôle est notamment, d’accompagner la profession sur ces enjeux grâce à ses fournisseurs, ses partenaires, ses innovations.

Présentation des trois thématiques par l'UNEP

La biodiversité

La biodiversité à l'honneur
La biodiversité constitue aujourd’hui une préoccupation majeure, après les différentes vagues de prise de conscience sociétale sur les sujets environnementaux (trou dans la couche d’ozone, émissions de CO2, changement climatique).
 
La perte de la biodiversité tend à être considérée comme un enjeu majeur dont l’impact catastrophique touche non seulement les espèces dites rares mais aussi les espèces qui peuplent notre quotidien (abeilles, oiseaux, chauves-souris, insectes...). Intrinsèquement lié, le végétal est le support de la biodiversité, à la fois structure vivante, et refuge de la faune.
Enjeux et objectifs pour la filière du paysage
L’enjeu de biodiversité devient omniprésent, y compris dans les espaces urbains. La campagne des élections municipales de 2020 l’a prouvé : pour la première fois, les enjeux de nature en ville ont été portés sur le devant de la scène, au même niveau que les préoccupations environnementales liées aux émanations de CO2 ou de particules fines. 
 
Les candidats ont tous défendu l’intérêt de la végétalisation des centres urbains et se sont approprié les externalités de la nature en ville. Une nouvelle terminologie voit également le jour : la « forêt urbaine » supplante « le parc », « le jardin », et les questions de verdissement des accotements routiers et des voies de circulation. Ce mouvement, qui a bénéficié de l’impulsion donnée en 2018 par Nicolas Hulot et son plan Biodiversité, prône le retour de la nature en ville et alerte sur la disparition des espèces.
Actualités, perspectives, projets en cours
Le confinement printanier imposé par la pandémie de 2020 a révélé combien l’accès au végétal est essentiel à la santé et au bien-être de chacun. Il a été un catalyseur et un accélérateur de cette tendance de fond. 2021 va être l’année de la biodiversité. Plusieurs événements (le One Planet Summit¹, le congrès mondial de la nature de l’UICN², notamment) et plusieurs textes législatifs (les lois 3C³ et 4D4 ) devraient encore renforcer le besoin déjà exprimé de protéger notre environnement et plus particulièrement la biodiversité : cela deviendra un enjeu planétaire à part entière ! 
 
Les entreprises du paysage, parce qu’elles sont des professionnelles du vivant, sont pleinement associées à ces enjeux, et particulièrement sur les problématiques de revégétalisation et de renaturation des villes et des espaces urbains. D’un rôle d’exécutant, les entreprises du paysage doivent saisir cette opportunité pour se positionner comme des sachants, aussi bien au niveau des prescriptions que des aménagements, aussi bien en termes d’espèces plantées (endémiques, favorables au biotope local…) que de techniques employées (plus naturelles et moins agressives vis-à-vis du biotope). Ce positionnement nécessite à la fois de continuer de développer la montée en compétences des entreprises et d’acquérir la maîtrise des nouvelles techniques et pratiques.
 
L’Unep s’est engagée pleinement dans cette voie pour accompagner les entreprises, et travaille sur toutes les niches de marché relatives à ces enjeux de biodiversité et aux nouvelles techniques. Les règles professionnelles, les conseils et bonnes pratiques à destination des entreprises du paysage et de leurs clients, les modules de formation sur ces nouvelles pratiques, sur les règles professionnelles, sur les nouveaux matériels, sur les qualifications ou certifications permettant aux entreprises de se démarquer, sont autant d’outils concrets qui en témoignent.

¹ Le premier One Planet Summit consacré à la biodiversité a été organisé par la France le lundi 11 janvier 2021.
² UICN : l’Union internationale pour la conservation de la nature est une organisation non gouvernementale consacrée à la conservation de la nature, fondée en 1948 en France et basée en Suisse. Le congrès aura lieu à Marseille en septembre 2021.
³
Loi 3C : le projet de loi Convention citoyenne pour le climat devrait être voté au cours de l’été 2021.
4 Loi 4D : le projet de loi Décentralisation, différenciation, déconcentration et décomplexification sera présenté au Conseil des Ministres en février 2021.

Personnes et institutions clés/experts pour référence
L’Office français de la biodiversité (OFB) devrait lancer un projet avec l’Unep sur les conseils et bonnes pratiques pour les professionnels. Des partenariats institutionnels ont été noués, comme avec le Ministère de la Transition écologique sur le dossier du fascicule 35 notamment. Hortis, l’AITF ou encore les organisations professionnelles représentants les promoteurs, les aménageurs sont des partenaires et référents.

 

Les Nouveaux marchés

Les Nouveaux Marchés
Le Plan de relance lancé en 2020 pour soutenir l’économie française lors de la crise de la Covid-19 a ou va permettre de stimuler certains marchés relevant de la filière du paysage. Les activités de reboisement notamment5 vont être encouragées et vont bénéficier d’un soutien de l’État en vue de la plantation de millions d’arbres. Par ailleurs, les activités de génie écologique sont en pleine expansion. Les solutions fondées sur la nature (SFN) sont de plus en plus prisées et constituent des alternatives aux infrastructures traditionnelles telles que les noues paysagères ou à d’autres installations minérales. Ces SFN ont deux atouts : d’une part, elles mettent en avant la nature, et d’autre part, elles évitent l’imperméabilisation des sols. Ces solutions entraînent peu à peu l’émergence de nouveaux marchés.
 
L’agriculture urbaine s’impose également comme une aspiration citoyenne. Les entreprises du paysage, qui n’ont pas encore pleinement saisi cette opportunité de marché, doivent se questionner sur leur positionnement pour assurer la rentabilité des projets. Il en est de même concernant la végétalisation du bâti qui inclut les toitures végétalisées. Ce marché qui constitue une réponse à la renaturation des espaces urbains va se développer de plus en plus. Enfin, le paysagisme d’intérieur est aussi en plein essor, un effet de mode peut-être mais qui devrait s’inscrire dans la durée tant on prend conscience des bienfaits des végétaux, aussi à l’intérieur des bâtiments.

5 Le volet forestier du Plan de relance est doté de 200 millions d’euros. La filière forêt-bois a remis sa feuille de route pour l’adaptation des forêts au changement climatique au Ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation. Le Ministre a signé une charte d’engagement avec l’ensemble des acteurs dont l’Unep, le 22/12/2020.

Enjeux et objectifs pour la filière du paysage
Au-delà des nouveaux marchés, de nouvelles pratiques se développent. C’est le cas au niveau de la contractualisation où de nouveaux modes de passation de contrat se dessinent. Des contrats de performance biodiversité élaborés par la CDC Biodiversité exigent du prestataire, lors d’une passation de marché, la garantie d’un certain niveau de biodiversité. C’est un changement notoire : d’une liste d’actions et de moyens à mettre en œuvre, on s’oriente vers des engagements et des objectifs à atteindre.
 
Parallèlement à ces nouvelles pratiques, de nouveaux matériels et matériaux s’imposent peu à peu, notamment avec la fin des produits phytopharmaceutiques. Plus globalement, la profession se pose la question de son propre impact sur la biodiversité et sur le climat et souhaite aller vers la décarbonation de la filière en donnant une place plus grande à l’équipement électrique.
 
Enfin, la digitalisation des entreprises est de plus en plus développée sur tous les niveaux de l’activité, de la gestion interne (facturation, stocks), aux pratiques métier (LIM, BIM, outils de conception), et jusque dans la relation clients avec de nombreux logiciels intégrés permettant l’automatisation de comptes-rendus d’intervention sur site, l’envoi de photos avant/après un chantier…
Actualité, perspectives, projets en cours
La filière du paysage travaille de plus en plus en collaboration avec ses fournisseurs. Notre profession se doit d’avancer main dans la main avec ses partenaires commerciaux, d’être réactive et de les accompagner pour améliorer leur compréhension de nos métiers et marchés. Ils investissent dans le développement de techniques et matériels innovants et leur logique est de s’orienter prioritairement vers des marchés où le chiffre d’affaires est important, tels que les travaux publics ou le bâtiment.
 
Nous cherchons en permanence à identifier les innovations qui émergent dans d’autres filières pour les amener dans celle du paysage. Par exemple, le petit matériel électrique est d’abord apparu dans d’autres filières pour se développer ensuite dans le paysage, tout comme les exosquelettes.
Personnes et institutions clés/experts pour référence
Les gestionnaires et opérateurs des cours d’eau sont incontournables pour les activités de génie écologique. 
 
Les loueurs de matériels tels que Loxam ou Kiloutou ont une vision à 360° des tendances des marchés. Équipés de service de recherche et développement, ils sont aussi en mesure de former les professionnels du paysage. Les fabricants de matériel comme Husqvarna peuvent être approchés directement, tout comme les fournisseurs de logiciels auxquels les entreprises du paysage font de plus en plus appel.

 

L'Expertise métier et l'Adaptation aux nouveaux enjeux de la profession

L'Expertise métier et l'Adaptation aux nouveaux enjeux de la profession
Ce qu’on appelle expertise métier, c’est la mise en adéquation de notre profession avec les attentes sociétales. Il s’agit d’un travail de fond pour accompagner la montée en compétence des entreprises et des professionnels du paysage et éviter l’ubérisation de la filière et la dévalorisation de la valeur ajoutée des entreprises qui risquent d’entraîner une chute des prix.
Enjeux et objectifs pour la filière du paysage
Les professionnels réunis au sein de l’Unep sont en veille permanente pour repérer les futures tendances, pour anticiper les évolutions qu’elles relèvent des attentes sociétales ou qu’elles soient réglementaires et techniques. 
 
Notre objectif est d’apporter un appui aux entreprises afin qu’elles soient toujours à la pointe. Nous encourageons les professionnels à requestionner les fondamentaux de leur métier, c’est-à-dire la connaissance des sols et la reconnaissance des végétaux par exemple. Nous les accompagnons aussi dans leur positionnement et leurs réponses face aux nouveaux enjeux comme celui de la biodiversité. Les professionnels doivent dorénavant intégrer dans leur activités quotidiennes les gestes et bonnes pratiques favorables à cette biodiversité et préservant le plus possible la nature sur les aménagements. 
 
Enfin, cette montée en compétence de la profession passe par l’appropriation des innovations émergentes. Il s’agit de se former sur les nouveaux matériels, sur les logiciels de digitalisation, sur la robotisation, sur la « dronisation ». Cette nécessaire intégration des innovations va venir élargir le spectre des expertises des entreprises et de leurs collaborateurs, et ouvrir les portes de la filière à de nouveaux métiers, de nouvelles compétences. On a pu le constater déjà avec le développement des robots de tonte dont les flottes sont gérées par des ingénieurs informaticiens. Les entreprises évoluent, et avec elles, les métiers ainsi que l’expertise métier. Ainsi, c’est toute la profession qui se transforme et qui entraîne une évolution des périmètres sur lesquels se positionnent les entreprises. Ces dernières doivent rester vivaces et flexibles pour s’approprier ces marchés émergents.
Actualité, perspectives, projets en cours
Le travail de la filière se concentre essentiellement sur les fondamentaux du métier, c’est-à-dire sur la reconnaissance des végétaux, et les règles professionnelles. Ces compétences sont le cœur de la profession. C’est sur ces compétences que la filière va accompagner les entreprises dans leur montée en compétences. Sur des sujets plus poussés où les projets ne sont pas encore matures, la filière adopte un rôle de veille, observe les phénomènes et suit leurs évolutions.
Personnes et institutions clés/experts pour référence
La MSA accompagne la filière sur toutes les questions liées à la pénibilité, à la dangerosité, à la sécurité des professionnels. Il est important d’accompagner la transformation de la filière pour réduire l’accidentologie et améliorer les conditions de travail des collaborateurs. La MSA est un partenaire incontournable.
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