Travail illégal dans le secteur du paysage : état des lieux

10 jan 2018

Comme dans d’autres secteurs d’activité, la concurrence déloyale causée par le travail illégal touche les entreprises du paysage et pénalise les petites structures. Pour combattre ce type de problèmes, diverses actions ont été mises en place, notamment par l’Unep, qui vient de lancer sa campagne « Ne laissez pas les mauvaises pratiques envahir votre jardin ». Tour d’horizon.

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Le travail illégal, un véritable problème dans le paysagisme

Le secteur du paysage est composé de diverses structures, majoritairement de petite taille : parmi 30 000 entreprises (voir les chiffres clés 2017 du secteur), plus de 60 % sont des entreprises unipersonnelles et 31 % comptent moins de 10 salariés. Ces différentes structures sont fragilisées, d’autant plus que les emplois sont non délocalisables. Face au travail illégal, certaines entreprises du paysage éprouvent alors de réelles difficultés à faire perdurer leur activité. En effet, des personnes peuvent décider d’effectuer des travaux non déclarés – souvent d’entretien, comme la taille des haies ou la tonte de la pelouse –, ce qui siphonne la clientèle des entreprises du paysage. Cette concurrence déloyale, qui reste le principal problème à résoudre pour ce secteur, implique la mise en place de dispositifs spécifiques.

Les actions menées pour lutter contre le travail illégal

En vue d’écarter la concurrence déloyale dûe au travail non déclaré, la mise en place du chèque emploi service universel (CESU) a permis d’assainir les pratiques. Les mesures fiscales permettent en outre aux particuliers faisant intervenir une entreprise du paysage de services à la personne de bénéficier d'un crédit d'impôt. De même, l’apparition de labels de qualité, tels que QualiPaysage ou Jardin d’Excellence, permet de convaincre la clientèle de solliciter une entreprise du paysage déclarée. Pour favoriser les entreprises du paysage, les marchés publics s’adaptent également en demandant une carte d’identification professionnelle. Déjà existante dans le secteur du bâtiment, une carte similaire spécifique au paysagisme pourrait voir le jour sous l’impulsion de l’Unep (1).

Les activités des entreprises du paysage étant parfois difficiles, elles ont également tout intérêt à bénéficier d’une main d’œuvre performante et en bonne condition physique... ce qui passe d’abord par la régularité de la situation sociale de leurs salariés. Et vous, que pensez-vous des mesures prises pour protéger les entrepreneurs du paysage ?

(1) Unep - La carte d'identification professionnelle

Crédit photo : Fotolia : Thomas Reimer

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